Lotto Cycling Cup 2018

  • 15-05-2018
Axelle, notre journaliste "roulante", suit les courses pour Lotto en première ligne.
Elle partage ses expériences ici sur notre site.
 

6 heures : mon réveille sonne. Je dois me rendre à l'autre bout de la Flandre, à Houthalen-Helchteren au Limbourg. C'est là que s'est déroulée dimanche la 3e course de la Lotto Cycling Cup. Accompagnée de Bjorn, mon complice durant les courses cyclistes, je suis arrivée à destination vers 9 heures. Pas de bus d'équipe impressionnants, pas de zones délimitées, ni la foule de journalistes et de fans que l'on peut voir chez les professionnels. Nous y rencontrons un groupe de coureuses enthousiastes et sympathiques se préparant à leur aise avant la course : elles s'aident à fixer leurs numéros de dossard, à appliquer leur crème solaire, profitent du soleil et papotent entre elles comme seules les femmes peuvent le faire :). 


Quand on demande de citer quelques noms de coureuses cyclistes, les noms de Jolien D’Hoore, Lotte Kopecky, Marianne Vos et Puck Moonen fusent en premier. Si vous êtes capable d'en citer 10, vous faites partie du groupe restreint des connaisseurs. Bon nombre de coureuses de talent sont pourtant capables de semer leurs homologues masculins cyclotouristes :).

De plus, on est loin aujourd’hui de l’image de la coureuse trapue. Les coureuses de 2018 sont grandes, athlétiques et musclées. Leurs bras et leurs jambes arborent le bronzage typique jusqu'à l’amorce de leurs manches et de leur short. Les dames sont en train de gagner du terrain, au sens propre comme au figuré. Sur le plan physique, les vitesses moyennes se rapprochent de plus en plus de celles des coureurs professionnels. Et elles captent de plus en plus l'attention. Certaines courses de dames peuvent être suivies à la télévision, les trophées gagnent en valeur et leur matériel devient de plus en plus professionnel. Et pour preuve de l'importance croissante qu'acquiert le cyclisme féminin, les compétitions telles que le Tour des Flandres, la Flèche wallonne et Liège-Bastogne-Liège comprennent également des courses pour les équipes féminines. 

Aux inscriptions, je fais la connaissance de Liesbet De Vocht, ancienne coureuse cycliste et à plusieurs reprises championne de Belgique sur route et au contre-la-montre. Elle est directrice sportive et conduisait dimanche dernier la voiture suiveuse. Riche de sa longue expérience, Liesbeth donne de judicieux conseils. Elle sait absolument tout du cyclisme féminin. Le coach parfait pour l'équipe Lotto Soudal Ladies. Elle règle vraiment tout pour elles : des inscriptions et des sélections à la réservation des vols et des hôtels. Mais c'est surtout au niveau du mental des coureuses que son rôle est le plus important. Elle sait mieux que personne ce que l'on ressent quand on n'est pas sélectionnée pour une course. Elle prête une oreille attentive aux jeunes et elle aime ça !


Aux inscriptions succède une réunion entre les directeurs d'équipe. On contrôle la présence des membres de l'équipe et l'importance de la sécurité des coureuses est encore une fois bien soulignée. Et cela n'est pas superflu... car il y en a des coureuses qui essaient de se faufiler entre les voitures suiveuses dans un virage, des supporteurs parfois envahissants et dangereux, des approvisionneurs qui s'approchent un peu trop du peloton pour passer un bidon de boisson, etc. Sans parler du style de conduite de certains conducteurs de voitures suiveuses... Moi-même, j'ai eu la nausée à bord de l’une d’entre elles. À un moment donné, on a dû se rendre en tête du peloton pour donner à boire à une coureuse Lotto Soudal. La voiture suiveuse a roulé à près de 120 km/h en agglomération. En temps normal, cela vous coûte votre permis mais pendant une course, tout est permis. À la guerre comme à la guerre :)

Quelques mots à présent sur nos sympathiques Lotto Soudal Ladies. Au départ : Valerie Demey, Annelies Dom, Marjolein Van ’t Geloof, Alana Castrique, Demi De Jong et Isabelle Beckers. Une joyeuse bande. Et elles affichent toutes un sourire radieux. Quel plaisir de les prendre en photo et de les interviewer.


S’il est important pour elles d’être féminines, elles ne font pas dans le chichi non plus. Mais peut-on combiner maquillage et ongles en gel sur un vélo ? Pour Demi, il n'en est pas question : « Cela ne sert à rien de se faire appliquer trois couches sur les ongles si tout part avec la sueur. En plus, comme on a un col blanc, le résultat en fin de course ne serait pas trop joli ».

Les coureuses Lotto Soudal ne reçoivent ni plan d'entraînement, ni entraîneur personnel ni masseur. Tout ce qu'elles accomplissent est le fruit de leurs seuls efforts. Persévérance, audace, autodiscipline et passion sont nécessaires pour arriver au top du cyclisme féminin. Le travail est toujours récompensé. C'est le cas de Marjolein qui a remporté le maillot des sprints intermédiaires et celui du classement de la montagne.

Mais il y a tout de même une chose que les dames aimeraient voir changer dans le monde du cyclisme féminin : le professionnalisme. Leur budget est très limité. Un rien en plus leur permettrait d'acquérir du matériel bien meilleur et de rémunérer plus décemment les employés - ou plutôt les bénévoles. L'équipe deviendrait un aimant à bonnes coureuses et bénéficierait d'un meilleur encadrement. Annelies me dit que c'est un cercle vicieux. Quand on ne vous voit pas assez, vous n'attirez pas les sponsors. Maintenant que nous passons parfois à la télévision, que le nombre de nos suiveurs augmentent sur les médias sociaux – Puck Moonen en a 283 000 sur Instagram – et que les femmes s'adonnent de plus en plus au vélo, nous devenons plus intéressantes pour les investisseurs. 

Parmi ces dames, il y en a beaucoup qui combinent le cyclisme avec un travail ou des études. À  l'heure actuelle, les indemnités qu'elles perçoivent ne leur permettent pas de vivre. Mais elles savent tirer le maximum de leurs faibles moyens. En plus, elles sont optimistes quant à l'avenir de leur sport. Le cyclisme féminin a un potentiel énorme et est actuellement en plein boom. Il ne manque à ces dames qu’un petit coup de pouce financier supplémentaire car du talent, elles en ont déjà à profusion. You go, girls !

 
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